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    Les parquets d'autrefois

    Ce qui apparut vraisemblablement en France au début de la Renaissance dans une demeure royale des pays de Loire pourrait se définir ainsi : ensemble de lames et de petits panneaux en bois massif assemblés par bouvetage, fixés sur des lambourdes ou sur les solives. Plus tard, cette menuiserie s'appellera parquet sans doute par analogie avec le lieu ou siégeaient les magistrats.

    " Les chênes pourrissaient autrefois dans les forêts ; ils sont façonnés aujourd'hui en parquets." (Voltaire)

    Sous l'impulsion des architectes séduits par la légèreté du matériau, celle des compagnons menuisiers qui virent là un nouvel espace pour exprimer leur art et sans doute celle d'une cour adoptant toute innovation d'émanation royale, cette façon de faire les sols envahit les châteaux royaux et les riches demeures seigneuriales.

    Les assemblages primitifs devinrent au fil du temps de véritables oeuvres d'art, ici reflet d'un plafond à caissons, là rosace où se mêlent en gracieuses arabesques riches essences, incrustations d'ivoire, de nacre et de métaux, valorisant tapis et meubles. Façonnés à la main par les ébénistes et les marqueteurs, ces créations coûteuses resteront longtemps encore, même si elles bénéficient de l'effet de mode, le privilège des palais, des hôtels particuliers et des riches demeures.

    L'avènement du machinisme va donner un essor nouveau aux parquets. Simplifiés du fait des possibilités des machines mais aussi confortables et durables, cette nouvelle génération de parquets est plus accessible. La gigantesque transformation de Paris sous le second Empire va libérer de vastes espaces voués à la construction d'immeubles où il sera fait largement usage de ces parquets dans les appartements mais aussi sur les paliers en continuité des escaliers en bois.

    En lames de chêne, châtaignier ou autres essences locales, on les trouve dans les bâtiments administratifs, les lieux publics, les écoles. Le parquet est entré dans l'art de construire et de vivre.

     

    Les parquets traditionnels

    Ce sont ces parquets parvenus jusqu'à nous que l'on a convenu d'appeler d'une façon générale parquets traditionnels. Ils sont produits par une poignée d'entreprises de tradition familiale pour beaucoup, où le savoir-faire transmis de génération en génération, enrichi du tournemain artisanal hérité du compagnonnage, la formation " maison " priment encore et, s'ils sont usinés avec des moyens modernes, de nombreuses phases de leur fabrication sont confiées à des femmes et des hommes à l'expertise irremplaçable.

    Le séchage du bois à l'état de frises, étape très importante, se pratique de plus en plus dans des séchoirs où la température et le taux d'humidité de l'air, les temps d'expositions sont pilotés par systèmes informatiques. Les valeurs de ces paramètres qui varient en fonction de l'état initial du bois, de l'essence, de la saison et du résultat que l'on veut obtenir sont déterminées par le savoir-faire.

    Ils se présentent sous des désignations qui évoquent des lieux ou la disposition des lames, Versailles, Chantilly, Aremberg, Valençay, Cheverny - pour les panneaux ; point de Hongrie - à la Française (lames de différentes largeurs), à l'Anglaise (à coupes perdues, à coupes de pierre ou à joint sur lambourdes), épi ou feuille de fougère, bâtons rompus. Leur mode de pose limite leur destination aux constructions conçues pour les recevoir, à la rénovation de constructions anciennes et à la restauration.

    Essences : chêne, châtaignier, hêtre, sapin, épicéa, pin maritime et autres essences exotiques. On trouve également des parquets anciens issus de démontage et restaurés.

    Dimensions : les panneaux conservent les dimensions des modèles originaux (environ 1 m de côté) ; toutefois, à la demande, les dimensions peuvent être modifiées. L'épaisseur des lames n'est pas inférieure à 22 mm, leur largeur comptée de 5 en 5 varie de 40 à 130 mm et la longueur de 250 à 1300 mm.

    La fabrication, la pose, la finition du parquet traditionnel requièrent une somme de savoir-faire que Bemart Parquets réunit pour vous livrer un travail achevé.

     

    Les parquets modernes

    Parquets massifs à coller

    Lorsque poutres et solives cédèrent la place aux dalles de béton et chapes flottantes dans la construction d'un habitat en pleine expansion, les parquets massifs à coller semblaient promis à un bel avenir. Les produits de collage peu performants mais surtout la dure concurrence des revêtements de sol à base textile puis plastique contribuèrent au délaissement de ces parquets au point que leur fabrication fut sérieusement menacée. Aujourd'hui, les progrès considérables effectués dans les colles, la possibilité de sous-couche isolante, la grande variété d'essences utilisées, des procédés de fabrication modernisés, le regain d'intérêt porté au parquet en général lui sont bénéfiques.

    Constitués d'éléments individuels en bois massif à rives plates, de même dimension, pré-assemblés pour en faciliter la pose ou assemblés en panneaux, ils reproduisent la plupart des décors traditionnels ainsi que des motifs de marqueterie. Les éléments individuels se prêtent à plus de fantaisie. La finition, ponçage vernis ou autre traitement, est effectuée après la pose ; cependant, des fabrications récentes le présentent bouveté comme le traditionnel avec une finition usine d'origine. C'est dans les parquets à coller que l'on trouve les lamelles posées sur chant et les parquets en bois de bout.

    Sous la forme de panneaux ou d'éléments modulables ces parquets se nomment : Versailles, Chantilly, damier, point de Hongrie, bâtons rompus, coupes de pierre, échelle, vannerie...

    Moins épais que les traditionnels (8 mm à 15 mm), ces parquets d'un naturel résistant supportent plusieurs rénovations, ce qui les destine tout particulièrement aux surfaces soumises à un usage intensif.

    La société Bemart Parquets maintient bien sûr les parquets traditionnels à son catalogue ; elle en a suivi attentivement toutes les évolutions, assimilé les nouvelles techniques de mise en oeuvre et elle conserve dans son offre ces parquets massifs.

    Parquets contrecollés

    Avec les parquets contrecollés, nous quittons le monde attachant des ateliers de menuiserie pour entrer de plain-pied dans l'industrie du secteur bois. Cette génération de parquets est née en Scandinavie au début des années 40. Leur fabrication nécessite de puissants moyens qui mettent en oeuvre des techniques modernes afin d'assurer pratiquement en continu toutes les phases du processus de fabrication et de contrôle jusqu'au conditionnement final.

    Ces parquets sont constitués d'un parement en bois noble, d'une âme dans laquelle on pratique languettes et rainures, d'un contreparement chargé d'assurer la liaison avec le support sur lequel sera installé le parquet. Pour l'âme et le contreparement, des panneaux dérivés du bois (contreplaqués, particules) peuvent être utilisés.

    Les trois éléments sont assemblés par collage ; les contraintes dues à l'assemblage et aux caractéristiques du bois sont limitées grâce à la disposition des fibres des trois éléments les unes par rapport aux autres. La façon de concevoir la fabrication varie d'un industriel à l'autre, cela se traduit par des différences d'aspect. Le parement (couche d'usure) d'une épaisseur de 2 à 10 mm, est exécuté dans une grande variété d'essences et reproduit les décors cités dans les chapitres précédents ainsi que des motifs empruntés à la construction navale.

    Le grand intérêt de ce parquet, c'est d'être livré dans son aspect final dit fini usine, verni, brossé, cérusé (dépôt de céruse à la place des parties tendres du bois enlevées par le brossage) ou même huilé ; sur demande, il peut être livré brut de ponçage pour être ensuite huilé ou ciré. Certaines essences, très sensibles à la lumière, deviennent plus foncées en quelques jours puis se stabilisent définitivement. La pose peut être " flottante " (le parquet n'est pas lié au support) ou collée avec ou sans sous couches isolantes (thermique et phonique). Si la pose, de par la conception de ce parquet est considérablement simplifiée, elle n'en reste pas moins un travail de menuiserie qui exige technicité, adresse et savoir-faire.

    Ce porte-flambeau du parquet, en constante évolution, fait l'objet chez Bemart Parquets d'une rigoureuse sélection en terme de produits mais aussi de fournisseurs.

     

    Les parquets spéciaux

    Les parquets spéciaux sont des parquets conçus et fabriqués pour répondre à des demandes ou des applications particulières. Dans cette rubrique nous nous contenterons de les citer sans les décrire.

    • parquets traditionnels " double parement " pour mezzanines ;
    • parquets pour toutes activités sportives indoor ;
    • parquets pour pièces " humides " salles de bains ;
    • parquets à très forte couche d'usure pour usages intensifs ;
    • parquets d'extérieur, caillebotis ;
    • parquets à façon réalisés sur descriptif et dimensions spécifiées ;
    • parquets mélaminés, stratifiés, densifiés.

    Bemart Parquets recherche en permanence des fournisseurs et expérimente les produits proposés.

     

    Les parquets futurs

    Pour les années à venir, on peut penser que les progrès techniques réalisés dans les autres domaines du secteur bois seront économiquement applicables aux parquets et s'attendre à voir apparaître une génération nouvelle. Que seront-ils, du parquet éternel au revêtement bois jetable ou récupérable pour gagner le marché d'occupants locataires ? Le bois sera-t-il toujours aussi présent ? On peut tout attendre de cette industrie en pleine évolution qui se voit offrir des perspectives nouvelles d'approvisionnements avec l'entrée de la Finlande et de la Suède dans l'Union européenne.

     

    Références normatives

    Norme de fabrication

    • NF B 54-000 - Lames à parquet en bois massif - Caractéristiques de fabrication

    Normes de classement

    • NF B 54-001 - Classement des lames à parquet en chêne massif
    • NF B 54-002 - Classement des lames à parquet en châtaignier massif
    • NF B 54-003 - Classement des lames à parquet en pin maritime massif
    • NF B 54-005 - Classement des lames à parquet en sapin et épicéa massifs indigènes
    • NF B 54-009 - Classement des lames à parquet en hêtre massif

    Norme de fabrication et de classement

    • NF B 54-008 - Fabrication et classement des panneaux de parquet mosaïque
    • NF B 54-010 - Fabrication et classement des parquets " à coller " en éléments autres que mosaïque
    • NF B 54-011 - Fabrication et classement des parquets " contrecollés " à parement en bois feuillus durs*.

    * Bemart Parquets ne cite cette norme que dans la mesure où le produit concerné y est rigoureusement conforme.

    • DTU P 63-201 - DTU 51.1 Parquets massifs et contrecollés
    • DTU P 63-202 - DTU 51.2 Parquets collés




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